Des lycéens dans les rues de Blois

Publié le par Darcos&C



 

Dans la rue Denis Papin, ce matin



Place de la Résistance à Blois.

“ Lycéens, faites du bruit la mobilisation continue ! ”

NR 17 avril 2009
Loin de s'essouffler, le mouvement lycéen a pris une nouvelle ampleur jeudi avec une manifestation dans les rues de Blois et des actions coup de poing.
 
Lycéens, faites du bruit, la mobilisation continue !, hurle une horde de jeunes, en tête de cortège. Hier matin, c'était descente dans la rue pour les lycéens. La fin du blocage du lycée Augustin-Thierry, jeudi et vendredi derniers, ne les aura pas découragés. Suite au vote à l'assemblée générale de mardi, la manifestation a bien eu lieu hier matin et a rassemblé les lycéens d'Augustin-Thierry, de Dessaignes et de Camille-Claudel de Blois.
Avec environ 200 élèves, professeurs et parents d'élèves confondus, le rassemblement s'est rapidement dirigé vers le centre-ville, direction le pont Jacques-Gabriel. « Nous avons bloqué l'accès pendant environ une heure »,explique Anthonin Blaize, l'un des initiateurs du mouvement,« une action efficace ». Après un petit parcours dans les rues du centre-ville, le cortège s'est dirigé vers la préfecture, où bon nombre de lycéens se sont agrippés aux grilles, prenant ainsi de la hauteur, face aux forces de l'ordre qui encadraient le mouvement.
 
“ Sauvons l'école ”
 
Étape suivante. Le lycée Dessaignes. Le matin même, vers 8 h, des élèves ont partiellement bloqué l'entrée du lycée à l'aide d'une chaîne humaine. Rapidement dissoute, face à l'action de la police mais l'ambiance était tendue. L'établissement a été de nouveau la cible des lycéens, lors de la manifestation. Ils ont tenté d'entrer par la force, sans succès. De là, le rassemblement s'est essoufflé.
N'oublions pas la mobilisation des professeurs, peu nombreux mais présents. « Nous souhaitons faire des actions coup de poing », explique Olivier Lot, enseignant d'Augustin-Thierry, « pour faire entendre nos revendications ». Une manifestation « organisée à la dernière minute », avoue Anthonin Blaize. Dans le cortège, pas de banderole, quelques pancartes, mais des « cris de guerre » : « Résistance »,« Aucune justice » sur lesquels s'égosillent les jeunes.
« C'est sûr, il y a moins de monde qu'au début, mais ce n'est que la première manifestationet nous ne sommes que des lycéens et non des syndicalistes ». Suite du programme ? « La mobilisation nationale du 1er Mai va être difficile avec les vacances » mais d'autres actions sont prévues pour poursuivre le mouvement.


Caroline Dubois

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