Blocus à Augustin Thierry

Publié le par C

Loir-et-Cher -  Blocus à Augustin-Thierry : les lycéens veulent se faire entendre 09/04/2009   19:23

 
Ce matin à l'aube, dès 5 h du matin, un groupe de lycéens d'Augustin-Thierry a rassemblé les forces matinales pour s'atteler à mettre en place une action de poids : chaînes, cadenas, palettes, etc. : le blocus du lycée blésois était lancé pour 12 h minimum (il pourrait être reconduit). Au chapitre des revendications : les 77 h de cours supprimés, soit 6 postes de profs en moins dans leur lycée ; le regroupement de deux classes STI en une : classe surchargée ; la réforme Darcos dont ils ne veulent pas qu'elle soit juste repoussée mais réclament sa suppression pure et simple. Quant à la consultation sur « Le lycée de demain », ils craignent qu'elle ne finisse au fond d'un tiroir. « Nous tenons à notre éducation, il nous faut la défendre » !

NR


Blocus reconduit le 10 avril.

NR 11 avril 2009

Blocus à Augustin-Thierry : “ On a égalé le CPE ”

Photo: Chaînes, cadenas, palettes, les 12 entrées du lycée blésois Augustin-Thierry étaient bloquées hier matin, pour le deuxième jour consécutif.

Hier matin, les lycéens d'Augustin-Thierry entamaient leur deuxième jour de blocus de l'établissement blésois : “ Nous voulons sauver notre éducation ”.
 
Cela semblait surhumain de bloquer Augustin-Thierry, lycée symbolique à Blois. Et là, on a égalé la mobilisation contre le CPE, où le blocus avait duré deux jours, annonce Damien Riotton-Roux, l'un des initiateurs de ce mouvement lycéen. Remontés, ils le sont pour plusieurs revendications locales (lire NR d'hier vendredi) et notamment les 77 heures de cours en moins (six postes impactés), le regroupement des deux classes STI en une seule (qui deviendrait surchargée), mais aussi contre la réforme Darcos, qu'ils veulent voir non pas repoussée mais supprimée. Sans compter l'enquête sur « le lycée de demain » dont ils craignent qu'elle ne finisse au placard.
 
“ On ne
marchande pas
l'éducation ”
 
Tout en restant fermement attachés à leur éducation : « Nous sommes prêts à sacrifier deux jours de cours pour éveiller les consciences, trouver une sorte d'espoir. Mais nous ne voulons pas négocier : on veut récupérer toutes les heures supprimées, pas une par-ci par-là. Nous ne sommes pas marchands de tapis et on ne marchande pas l'éducation », poursuit-il avec son camarade Kevin Santos, également en terminale L.
Le blocus d'hier matin a été voté dès jeudi soir par une petite centaine de lycéens, dont 70 ont approuvé l'action, 5 étaient contre et 20 se sont abstenus. « Nous trois avons voté contre, nous voulions rester sur le blocus réussi de la veille. Mais nous suivons la majorité et on s'est fixé un objectif, on ira au bout », reprend Gaston, le troisième comparse.
Si les professeurs ont pu parler de ces revendications avec l'académie, les lycéens, eux, sont allés en discuter avec leur proviseur, M. Deroubaix (1) et son adjointe Mme Pioffet, dès 8 h 30. « Une discussion houleuse et pas vraiment constructive, rapportent-ils, dans laquelle il nous a précisé ne pas vouloir politiser la chose, ni mettre en péril un concours accueilli au lycée la semaine prochaine. Quant au rapprochement des deux classes, il affirme vouloir la repousser au maximum. Mais cela résistera-t-il à la pression administrative ? »
Le week-end pascal sonnera-t-il la fin de ce mouvement ou l'amplifiera-t-il ? Réponse mardi.

(1) Le proviseur n'a pu être joint par notre rédaction hier.

Natacha Monhoven

Commenter cet article