Blocus du lycée ce matin

Publié le par C

Blocus...Blocus...mais dans le calme.

L'éducation civique (ECJS) en "live".
Ici devant l'entrée principale du Lycée Dessaignes et Sonia Delaunay.
Les secondes font l'apprentissage de la démocratie.
Blocus rue Dessaignes devant l'entrée du batiment administratif. Toujours dans le calme et en présence de la caméra (France3 centre ?).

Pour ceux qui veulent une revue de presse c'est par ici.


Hier déjà,  la presse locale se faisait l'écho des évènement locaux et nationaux. Une bonne occasion pour analyser des points de vue différents et de réfléchir aux problèmes de société.

Identifiez les acteurs.
Repérez les revendications des uns et des autres.




NR 18 décembre

Blois: manifestation lycéenne improvisée:

Hier matin, à Blois, une manifestation improvisée d'une petite centaine de lycéens de Dessaignes, Sonia-Delaunay et Camille-Claudel, s'est déroulée devant la préfecture pour se diriger ensuite vers les locaux de l'IUT.
« Ce matin à 8 h (hier NDLR) nous avons organisé deux assemblées générales, l'une au lycée Dessaignes et l'autre à Augustin-Thierry », expliquait Antonin Blaise, porte-parole de SUD lycéens 41. « Il s'agissait d'informer, de débattre et de décider de la conduite à suivre face à la réforme des lycées. Pour savoir où l'on en était », poursuivait le lycéen.
C'était un vrai paquet revendicatif qui était passé en revue par les manifestants. « Il s'agissait de faire l'état des lieux des suppressions de postes pour la rentrée 2009 (13.500 au national), mais aussi sur la réforme du bac pro, qui passe de quatre à trois ans de formation. »
Parallèlement, selon le porte-parole, ont également été abordées les menaces qui pèsent sur les IUT avec la loi LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités) et les mesures prises concernant le premier degré (RASED, première année de maternelle, service minimum d'accueil).
A cela, s'ajoutait l'évocation du cas de l'expulsion, d'ici au 5 janvier, d'une famille arménienne dont l'une des membres fréquente le lycée Sonia-Delaunay (lire ci-dessus).
Les lycéens tenaient encore à manifester leur opposition à l'installation de nouvelles caméras de vidéosurveillance aux abords des établissements. Un rapide point d'information était par ailleurs réalisé sur les manifestations étudiantes en Grèce.
Voilà résumés les thèmes qui ont amené ces lycéens à descendre dans la rue hier matin en attendant de s'associer à la grève générale prévue au niveau national le 29 janvier.

A noter aussi, qu'à Romorantin, une centaine de lycéens a bloqué hier matin l'entrée du lycée Claude-de-France, où les trois quarts des élèves manquaient à l'appel.

Jean-Michel Coëffeur
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Une famille arménienne menacée d'expulsion
Après quatre ans à Blois, une famille de six personnes doit quitter la France. La solidarité s'organise.
 

La famille Mkrtchyan est arrivée à Blois il y a quatre ans et quatre mois. Asatur, le père, se sentait menacé dans son pays, l'Arménie. Avec sa mère, sa femme Anahit et leurs trois enfants, Alissa, Arouteun et Ripsimé, il est arrivé en France avec un statut de demandeur d'asile.
Aujourd'hui, la famille ne sait pas de quoi l'avenir sera fait : samedi dernier, une lettre de la préfecture leur enjoint de quitter le logement social des quartiers Nord où ils sont hébergés, le 5 janvier prochain. Date à laquelle la famille basculera dans la clandestinité : elle sera sans papiers et sans titre de séjour !
Depuis le début de la semaine, la mobilisation s'organise autour des Mkrtchyan. C'est au sein du lycée Sonia-Delaunay où est scolarisée l'aînée des enfants, que le mouvement de solidarité s'est créé : professeurs, élèves, parents d'élèves (FCPE) ont fait circuler des pétitions en espérant que la mobilisation permettra d'infléchir la décision administrative.
Alissa, 19 ans, est en terminale BEP de comptabilité : elle doit passer son diplôme à la fin de l'année. Tout comme son frère Arouteun, 18 ans, en terminale BEP électrotechnique au lycée Augustin-Thierry. Quant à Ripsimé, 11 ans, elle est en CM2 à l'école Jules-Ferry.
« Ma petite sœur ne connaît que l'école en France », explique Alissa les larmes aux yeux. « Elle ne sait rien de l'alphabet cyrillique ! Mon frère a 18 ans. S'il retourne en Arménie, il sera pris par l'armée. Et pour mon père, on ne sait pas ce qui se passera. Nous ne pouvons plus retourner en Arménie. »
Le statut de demandeur d'asile a été refusé au chef de famille. Une demande de régularisation de séjour a également été rejetée malgré une promesse d'embauche en bonne et due forme qui prendra effet au 1er février prochain pour un emploi dans une entreprise du bâtiment.
« Le 5 janvier, nous allons devenir des clandestins. Et nous ne pourrons plus bénéficier de l'aide sociale qui est la seule source de revenus de la famille. » Une aide d'un montant de 270 € par mois, complétée par une allocation de 150 € du conseil général. Pour une famille de six personnes.
« Mon père n'avait pas le droit de travailler avec son statut de réfugié politique. Mais il a été bénévole dans une association. Ma mère aussi, au Secours catholique, et elle a aussi participé aux activités de l'école de ma petite sœur. »
Discrète, la famille est restée dans l'ombre jusqu'à présent, avec l'espoir que sa situation serait régularisée. L'angoisse s'est invitée pour fêter Noël, une fête traditionnelle très ancrée dans la tradition catholique arménienne.

Anne Irjud
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« Alissa est une très bonne élève. Sérieuse, appliquée. Elle doit passer son diplôme. » C'est autour de l'aînée de la famille que le mouvement de soutien a commencé à se fédérer : ses professeurs ont réagi dès qu'ils ont appris la nouvelle de l'expulsion. « C'est une famille très discrète. Qui n'a jamais posé aucun souci. Les enfants sont sérieux et travailleurs. Les deux plus âgés doivent passer leur diplôme en juin prochain. La petite a de bonnes notes. On ne comprend pas pourquoi cette famille ne peut pas être régularisée. » Philippe Simon, président départemental de la FCPE, a rejoint les professeurs des lycées Sonia-Delaunay et Augustin-Thierry où sont scolarisés les aînés pour demander au préfet de surseoir à la décision d'expulsion.
Les lycéens font circuler des pétitions dans les établissements scolaires. Les associations (dont le Secours catholique) soutiennent la famille Mkrtchyan.
Un rendez-vous a été sollicité auprès de la préfecture. « Une trentaine de familles sont dans le même cas aujourd'hui. »

A. I.
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Les lycéens bloquent claude de France


photo: Devant les banderoles “Pourquoi pas supprimer l’option réussite ? ”,ils étaient une centaine à attendre devant les grilles du lycée Claude-de-France, hier, vers 9 h 30.

Mardi, ils avaient improvisé un blocage des deux lycées. La présence de policiers et de personnels avait fait tourner court la manifestation (la NR d'hier). Plus organisés, bien que dépourvus de mégaphones et de sono, les lycéens sont parvenus à leurs fins, hier matin, empêchant les élèves d'entrer dans Claude-de-France. Devant les banderoles « Pourquoi pas supprimer l'option réussite ? », ils étaient une centaine à attendre devant les grilles vers 9 h 30. A l'intérieur, les trois quarts des élèves manquaient à l'appel, contrairement à la veille où la plupart d'entre eux avaient pu accéder à leur classe.
Pas de mouvement, en revanche, devant le lycée professionnel Papin, où le proviseur Alain Naud lui-même surveillait la grille d'entrée. 70 élèves étaient absents contre 130 la veille.
« On se doit de maintenir la pression, expliquent les délégués Alexandre, Léo et Melaine, élèves de 1re et terminale à Claude-de-France. La réforme des lycées est repoussée d'un an, mais pas annulée. Il ne s'agit pas d'une contestation permanente : on est prêt à discuter, mais on refuse les suppressions de postes et la disparition de la 11e classe de 2nde. On soutient également le mouvement contre la réforme de l'IUT. » Un nouveau blocage est prévu ce matin à Claude-de-France.
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Que se passe-t-il ailleurs ?
A Lyon... Les photographes sont à la peine.

Débat à Paris: Les lycéens sont-ils vraiment plus violents qu'avant ?
Pour amorcer le cours sur la Veme République ?

Manifestation également à Orléans avec le témoignage d'un lycéen



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